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[AGIR] S1E3 – Comment passer à l’action et se lancer ?

par | Jan 20, 2019 | Article, Podcast, Vidéo | 0 commentaires

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RETRANSCRIPTION

 

 

Est-ce que vous êtes souvent bloqué pour passer à l’action ? Pour faire le premier pas pour concrétiser vos projets ?

C’est le cas de la plupart des gens, que l’on ait envie de se lancer dans un gros projet, comme changer de boulot ou monter son entreprise, ou dans un projet plus modeste, comme de se remettre au piano ou de se réserver plus de moments pour soi dans la semaine.

 

D’où vient le problème ? Le plus souvent ce n’est pas lié à la motivation car c’est quelque chose qui nous tient à cœur. Parfois ça peut être le manque de temps, mais avec un peu d’organisation et moins de Netflix ou de télé, on peut « récupérer » du temps pour nos projets, ou encore le manque d’informations mais aujourd’hui avec Internet on peut quasiment tout trouver. Donc ce n’est pas ça…

 

Alors, pourquoi est-ce que l’on ne passe pas à l’action ?

Une des causes les plus fréquentes pour ne pas passer à l’action c’est… la peur ! et plus précisément la peur d’échouer !

Et cette peur, ce n’est pas nécessairement la peur de vous tôler. Ça vous est déjà arrivé plein de fois dans votre vie et vous avez survécu : vous avez appris à marcher et à faire du vélo malgré les chutes, vous avez déjà raté un entretien d’embauche ou encore le permis, vous avez déjà fait des boulettes au travail… Et même si, on aimerait tous réussir sans passer par la case « échec » ce n’est pas très réaliste. Si l’on regarde tout ce que l’on a appris, les différents essais et erreurs ont été les tremplins qui nous ont permis d’acquérir ces compétences. Quand j’ai appris à marcher ou à faire du vélo, au niveau inconscient, chaque gamelle a montré à mon corps ce qu’il ne fallait pas faire et donc à essayer autre chose plus susceptible de fonctionner et ça jusqu’à ce que je marche ou pédale naturellement.

 

Donc quand on dit que c’est la peur de l’échec qui nous bloque ce n’est pas tout à fait vrai. Ça peut venir de 2 choses :

  • La première, ce n’est pas l’échec qui nous bloque réellement, mais ce sont les conséquences de ce potentiel échec : le jugement social, le regard des autres. Et là, notre imagination n’a pas de limites pour nous faire envisager tous les scénarios catastrophe possible. George Lucas à côté, c’est de la gnognotte !
  • La deuxième, c’est la prise de risque, le fait de sortir de ce que l’on connaît bien, de notre zone de confort, de faire quelque chose dont on n’a pas l’habitude. Et là, c’est plus en lien avec la confiance en soi, avec comme question de fond : « est-ce que je suis capable de le faire ? » (même si la plupart du temps on ne se la pose pas consciemment, mais comme le boulot de notre cerveau est de nous préserver, comme il n’est pas sûr qu’on peut le faire, il trouve toutes sortes de freins pour ne pas y aller).

 

Et pour rajouter à tout cela on ne peut pas vraiment dire que, globalement, la société valorise l’échec ou, en tous cas, le fait d’essayer, que ce soit à l’école ou en entreprise, on vise la réussite du premier coup. Le sujet est plutôt tabou même si, dernièrement, on commence à en parler un petit peu plus… Et pourquoi le sujet est tabou ? Parce que, face à l’échec, on confond comportement et identité : or, un échec porte sur ce que je fais (mon projet) et non sur ce que je suis (mon identité).

 

Pour ce qui est du regard des autres, il faut tout de même relativiser. Concrètement si vous vous tôlez, qui le verra ? qui le saura ? Il y a 7 milliards d’humains sur la planète et combien dans votre entourage proche ? une centaine ? une dizaine ? et, parmi eux, combien se réjouiraient ou se moqueraient de vous si vous échouiez ? et allons plus loin encore, si effectivement les gens vous jugent ou se moquent, est-ce vraiment ce type de personnes que vous souhaitez avoir autour de vous ? OK, admettons, que vous ayez ce type de personne dans votre entourage (et vous vouliez, pour une raison obscure, les garder), ils se comptent sur les doigts d’une main. Et plus globalement, je ne sais pas si c’est vraiment rassurant, mais la plupart des gens se foutent complètement de ce que vous faites ou non.

 

C’est assez étonnant de voir à quel point on peut prêter aux autres des intentions que l’on n’aurait pas nous-même. Si, dans votre entourage, quelqu’un se plantait : que feriez-vous ? Vous vous moqueriez ? je ne crois pas, vous lui apporteriez votre soutien. On dit souvent la phrase « ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent » mais ici c’est plutôt : « n’imaginez pas ce que les autres feraient que vous ne leur feriez pas à eux ». Bon, ça sonne un peu comme « on ne peut pas tromper mille fois mille personnes… » mais vous comprenez l’idée…

 

Passons maintenant à la prise de risque. Quel que soit le projet dans lequel vous vous lancez, vous êtes une personne intelligente vous n’allez pas y aller bille en tête sans un minimum de préparation, donc la prise de risque est limitée. Personne ne vous demande de brûler vos vaisseaux pour ne plus pouvoir revenir en arrière. Quasiment aucune décision ou action dans la vie n’est définitive, vous pouvez le plus souvent changer d’avis (j’exclus bien sûr les situations extrêmes, vous le comprenez).

 

De plus, et vous l’avez déjà expérimenté par le passé, même en faisant le meilleur plan possible et en ayant essayé d’envisager tous les obstacles possibles, cela ne se passe jamais exactement comme on l’avait prévu. Donc vous pouvez bien mettre ceinture, bretelles, bottes de protection et casque de chantier, l’imprévu sera toujours là. Et si vous êtes honnête avec vous-même l’imprévu ça vous est déjà arrivé et vous vous en êtes sortis.

  

C’est bien beau tout ça, c’est très rationnel, mais face à ces peurs, on fait quoi concrètement ? 

Comme toujours pour essayer de dépasser un blocage, ça se passe en 2 temps : RÉFLEXION et ACTION.

 

Pour la partie RÉFLEXION : 

  • Si vraiment vous n’arrivez pas à vous en empêcher, prenez 10 à 15 minutes pour faire tous les scénarios catastrophe possible dans votre tête et notez quelles solutions vous pourriez mettre en œuvre pour les résoudre ou les éviter.

 

  • Si vous craignez le jugement des autres, faites la liste des personnes qui pourraient – dans l’éventualité d’un échec- être au courant (ça ne devrait pas être une liste trop longue) et ensuite, sur celle-ci, déterminez lesquelles de ces personnes pourraient vous juger sur ce point (s’il y a plus de 1 ou 2 noms sur cette liste, je vous conseille de faire un gros ménage dans votre entourage). A partir de là, vous avez 2 options : ne rien dire à ces personnes ou décider dès maintenant de ne pas tenir compte de leur avis ou jugement si jamais vous échouez

 

  • Ensuite, vous pouvez faire un petit jeu de rôle et imaginez comment vous réagiriez si un de vos poches échouaient sur un projet comme le vôtre. Que lui diriez-vous ? que feriez-vous ?

  

Côté ACTION, voici ce que vous pouvez faire pour vous lancer. Ça va vous paraître affreusement simpliste (vous pourriez même vous dire « tout ça pour ça », mais écoutez la suite…) : la seule solution c’est de faire le premier pas. 

Faire le premier pas OK, mais pas n’importe comment : en choisissant la première action facile que vous pouvez faire et en la faisant tout de suite. Et si vous n’êtes pas motivé ou que vous avez peur de l’ampleur de la tâche, faites semblant ! 

Si vous voulez écrire un roman, même si vous n’êtes pas inspiré, mettez-vous à votre bureau, ouvrez un document et commencez à écrire n’importe quoi ! Le tout c’est d’initier l’action, parce qu’une fois que vous êtes lancé votre cerveau prendra le relais et continuera.

 

On pense souvent qu’il faut de la motivation pour agir (motiv-ation : un motif pour agir), mais ça marche dans les 2 sens : si vous agissez, la motivation suivra ! Tenez juste quelques minutes. 

Et ça marche pour tout, les projets qui vous tiennent à cœur comme les corvées. Donc déterminez votre 1ère action (facile et simple) et commencez-la maintenant. Et une fois cette première action finie, identifiez votre 2nde action et faites de même et ainsi de suite. Concentrez vous sur le chemin qui est juste devant vous plutôt que de rester planté là à regarder le sommet sans avancer.

   

Donc, si je récapitule, cette semaine, pour faire le premier pas dans votre projet qui vous tient à cœur et si vous peur de l’échec ou du risque : 

  • Imaginez tous les scénarios catastrophe possibles et leurs solutions

 

  • Faites la liste des personnes qui pourraient vous juger négativement en cas d’échec (et voyez comme elle est petite ou inexistante)

 

  • Inversez les rôles

 

  • Choisissez la première action facile et simple pour initier votre projet et faites-la

 

  • Une fois faites, choisissez la seconde et faites-la aussi

 

  • Et ainsi de suite en fonction de votre temps…

  

Alors, ça m’agace que l’on cite Steve Jobs a tout bout de champ, comme si c’était le messie, mais c’est vrai que l’homme a souvent de bons mots donc je partage avec vous cette citation : « Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens ». 

Donc, s’il vous plaît, dépassez vos peurs et lancez-vous ! Sinon vous passerez votre vie à poursuivre les rêves des autres ! (et ça, in fine, ce serait quand même drôlement plus chiant que les commentaires désagréables de 1 ou 2 personnes).

  

Rappelez-vous pour passer à l’action, il faut savoir ce que l’on veut comme résultat, alors pour vous aider, vous pouvez télécharger gratuitement la fiche outil « fixez vos objectifs » en cliquant sur le bouton ci-dessous. 

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