[AGIR] S1E12 – S’appuyer sur ses forces plutôt que sur ses points faibles

par | Mar 26, 2019 | Article, Podcast, Vidéo | 0 commentaires

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Il faut essayer d’améliorer ses points faibles pour s’épanouir et être plus compétent, C’est bien ça, non ? En tous cas, c’est souvent ce que l’on se dit : il faut que je m’améliore sur ça, sur ça, sur ça. Et bien… c’est faux ! Dans une certaine mesure en tous cas.

Dans ce 12ème épisode de la série « Agir », on va parler du fait que connaître ses forces et s’appuyer dessus peut générer bien plus de d’épanouissement et finalement d’amélioration dans votre vie personnelle et professionnelle que de chercher désespérément à améliorer ses points faibles.

 

A l’école, en famille ou au travail, on a toujours mis en avant le fait de faire mieux. On se concentre systématiquement sur ce qu’il faut améliorer, en partant du principe qu’il faut surtout améliorer les choses où l’on est le « moins bon ». Par exemple : Vous êtes bon à l’oral ? c’est bien, mais à l’écrit : c’est pas top ! donc il faudrait que vous fassiez plus d’efforts à l’écrit… mais c’est un mauvais raisonnement car il repose sur de fausses croyances.

La première fausse croyance est que l’on peut tout apprendre. Ce n’est pas le cas ! On peut acquérir les bases de beaucoup de compétences, mais devenir bon, voire excellent dans une compétence donnée, n’est pas possible pour tous et sûrement pas pour toutes les compétences.

La seconde est l’on croit souvent que notre potentiel de développement se trouve dans les compétences où l’on est le moins bon. Je l’ai dit plus tôt, cette idée nous vient de notre éducation et du monde professionnel et elle est loin de la vérité !

 

C’est mathématique, si vous essayez de développer une compétence que vous avez déjà et qui est une de vos forces, vous partez déjà avec un bon niveau. Et si vous mettez des efforts supplémentaires pour l’améliorer encore, votre courbe de progression sera rapide (surtout que, dans la plupart des cas, nos forces sont des activités que nous aimons, ce qui va encore plus favoriser leur apprentissage).

A l’inverse, si vous essayez de développer une compétence dans laquelle vous êtes relativement faible, vous partez de plus loin, votre niveau de départ est bas. De plus, votre apprentissage sera probablement plus long et vous demandera plus d’efforts car c’est une activité que vous maîtrisez moins.

Si on fait une comparaison coûts/bénéfices de ces 2 options, cela montre clairement qu’il vaut mieux privilégier le renforcement de ses talents plutôt que le comblement de nos lacunes.

Alors, attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas avoir un niveau de compétence minimum sur nos points faibles. Mais cela n’est pertinent que pour certains d’entre eux, ceux qui nous sont nécessaires au quotidien, pas plus. Là, oui il faut mettre le temps et les efforts pour acquérir les bases.

 

Alors jusqu’ici j’ai parlé de « force » mais je ne vous ai pas vraiment dit ce que j’entendais par là. Une « force » ou un « talent », c’est une compétence où vous excellez et qui, quand vous l’utilisez ou la mettez en pratique donne de très bons résultats mais – comme c’est quelque chose de « naturel », de très facile pour vous – que vous considérez comme normal. Le hic avec ça, c’est que comme c’est « facile » pour vous, vous croyez que c’est pareil pour tout le monde et vous êtes toujours surpris que d’autres puissent ne pas les accomplir aussi facilement. Cette impression de facilité fait que vous n’arrivez pas à réellement valoriser ces compétences. Ça nous arrive à tous, on le fait sans s’en rendre compte et quand les autres le font, sur quelque chose où nous-mêmes ne sommes pas compétents, c’est limite agaçant quand la personne vous dit : « ça ? ce n’est rien du tout ! », « tu peux le faire en 5 minutes » … alors que vous savez bien que non (mais l’autre lui ne le sait pas).

 

Alors que faire concrètement pour progresser en vous appuyant sur vos forces ?

Et bien, comme d’habitude, cela se passe en 2 temps : REFLEXION et ACTION.

Tout d’abord, vous devez identifier :

  • Quels sont vos talents (ou vos forces) pour pouvoir les renforcer
  • Et quels sont les points faibles sur lesquels vous devez agir pour être au niveau minimum de compétence dont vous avez besoin.

Parlons d’abord des talents. C’est toujours un exercice relativement difficile de les identifier car, comme je l’ai dit, ce sont des activités qui nous paraissent « naturelles » et faciles. Et bien, justement, vous allez pouvoir vous servir de ce ressenti pour les lister.

Lorsque vous menez des activités de manière quasiment automatique (vous le faites « les yeux fermés ») ou encore lorsque les gens vous demandent comment vous faites certaines choses et que celles-ci vous paraissent faciles et que vous pensez que tout le monde peut le faire, banco ! vous avez identifié un de vos talents. Vous pouvez même demander à vos proches de vous lister les compétences que vous avez qu’ils aimeraient bien avoir ou que vous avez l’air de faire facilement et qui sont difficiles pour eux.

Une fois que vous avez listé vos talents (et oui vous en avez plusieurs, ne soyez pas modeste !). Rédigez un plan de progression (un plan d’action) pour les améliorer encore et développer encore plus votre compétence dessus.

 

Maintenant, parlons de vos points faibles. Comme on n’a souvent tendance à ne voir que nos lacunes, je vous rappelle que l’objectif n’est pas de faire la liste complète de tous vos défauts ou manques de compétences, mais de déterminer quels sont les points faibles que vous devez améliorer absolument, de manière à atteindre le niveau minimum nécessaire (et non y exceller).

Vous pouvez commencer à faire une liste et ensuite éliminer tous les points faibles qui ne correspondent pas à ce critère d’amélioration absolument nécessaire.

Ensuite, comme pour vos talents, déterminez un plan d’actions pour acquérir le niveau de compétence minimum suffisant (et pas plus !).

 

Le fait de capitaliser sur vos forces plutôt que sur vos points faibles va avoir 2 effets bénéfiques clairs :

  • Progresser sur une de vos forces vous demandera beaucoup moins d’efforts, et même vous aurez plaisir à le faire
  • Et vous vous sentirez moins impacté par vos « manques » (ou vos points faibles) car vous obtiendrez des résultats malgré eux.

Après quelques temps, vous aurez même plus confiance en vous et en vos capacités, et vous arrêterez de vous focaliser sur ce qui « manque » !

Une fois vos forces identifiées, si vous ne savez pas comment définir votre plan d’actions, commencez par vous fixer des objectifs de progression challengeants mais réalistes. Pour vous aider, vous pouvez télécharger gratuitement la fiche outil « fixez ses objectifs » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

A vous de jouer !

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