[AGIR] S1E8 – Pour agir, passez à l’opti-réalisme !

par | Fév 24, 2019 | Article, Podcast, Vidéo | 0 commentaires

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Vous connaissez l’expression « voir le verre à moitié vide ou à moitié plein » ? C’est une expression populaire qui, globalement, sépare le monde entre les optimistes et les pessimistes. Mais aujourd’hui, est-ce que c’est vraiment possible de continuer à voir le monde comme cela en noir et blanc ?

Dans ce 8ème épisode de la série « Agir », on va parler de l’opti-réalisme et de ce que cette attitude peut changer dans votre façon de voir les choses et comment elle vous aide à passer à l’action.

 

En choisissant le côté « verre à moitié plein » ou « verre à moitié vide » et en restant uniquement centré sur ces 2 visions opposées : « tout va bien se passer » ou « de toute façon, ça va foirer », on ne mobilise pas son cerveau de la meilleure façon pour agir.

Pourquoi ? Parce que notre cerveau écoute ce qu’on lui dit et se prépare en conséquence, donc si on reste coincé dans un optimisme béat qui ne nous fait envisager que le succès de nos actions, à ne voir que le bon côté des choses, on se retrouve à ignorer les informations ou alertes qui nous disent que l’on fait peut-être fausse route.

A l’inverse, si on pense que de toute façon, les choses vont mal se passer, qu’est-ce qu’on fait ? Rien du tout, vous êtes fous ou quoi ? je vous dis que les choses vont mal se passer ! Vous n’allez pas y aller quand même !

 

Alors, me direz-vous finalement, pourquoi ne pas être pessimiste ? Comme ça si, finalement, les choses se passent bien, on sera agréablement surpris. Ce sera toujours mieux que de s’attendre à un truc génial et d’être déçu…

Ben… pas tout à fait. Parce que foncièrement, le pessimisme pousse à l’immobilisme. Et, comme notre cerveau a tendance à retenir plus aisément les informations négatives, le pessimisme peut souvent l’emporter dans nos réflexions. Et comme cette peur que les choses ne passent mal nous paralyse, plus possible d’agir. Remarquez, si vous ne faites rien, c’est sûr que vous ne serez pas déçu !

Pour les optimistes, le constat n’est pas meilleur. Particulièrement aujourd’hui avec la mode de la « pensée positive », qui ne repose sur aucune base scientifique et qui ressemble fortement à la méthode Coué mais sous un autre nom. S’attendre à ce que tout aille bien peut être positif et moteur mais soyons clair, si vous ne faites qu’attendre, il ne va rien se passer. Seule l’action vous donne le pouvoir de faire bouger les choses.

 

OK, alors si être optimiste fait de nous un gentil béat qui pense que le monde est rempli de bisounours et qu’être pessimiste fait de nous un ronchon qui n’agit pas, on fait quoi ?

Et bien, depuis quelques années, il y a un concept qui a émergé en écologie : l’opti-réalisme. Alors qu’est-ce que c’est ? Le mot et le concept ont été inventés par Jacques Lecomte dans son livre « Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! ». J’imagine déjà vos remarques, donc je précise que le propos de son livre n’est pas de dire que le monde va bien, mais que le monde va mieux (chiffres à l’appui) bien qu’il reste encore du chemin à faire.

Bref, revenons à nos moutons : l’opti-réalisme. C’est, comme vous vous en doutez, une contraction entre optimisme et réalisme.  Et, mis à part un joli mot nouveau, c’est quoi ? C’est le fait de garder du réalisme le fait de voir la réalité telle qu’elle est, c’est-à-dire avec le bon et avec le mauvais, et de prendre de l’optimisme la volonté d’agir et de changer les choses.

Alors, vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle d’un concept écologique dans cette série. En fait, le parallèle avec notre développement personnel et professionnel est assez évident. Si vous choisissez de passer de votre état d’esprit actuel, qu’il soit pessimiste ou optimiste, à l’opti-réalisme, vous allez voir que votre capacité à agir va être décuplée.

Si vous voulez passer à l’action, vous devez avoir au moins l’impression qu’il y a une petite chance que ça marche, sinon vous ne vous lancez pas. Et si vous vous lancez en ayant les yeux grands ouverts sur ce qui pourrait aussi mal aller, vous pouvez anticiper les écueils et prévoir des solutions pour rebondir.

Alors, pour changer d’état d’esprit, il n’y a pas 36 solutions possibles. Ça se passe en 2 étapes :

(1) Se rendre compte quand on est dans l’optimisme béat ou dans le pessimisme dur

(2) Orienter nos pensées vers un questionnement du type

  • Si vous êtes optimiste : « qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? », « Comment pourrais-je y faire face ? »
  • Si vous êtes pessimiste « et si je n’avais pas peur, qu’est-ce que je pourrais faire ? », « que puis-je faire pour augmenter mes chances de succès ? », « comment puis-je agir tout de suite, par un premier petit pas ? »

Donc pas de recette magique ici, il faut prendre conscience de nos tendances naturelles et passer à l’action tout de même sans se voiler la face !

 

Et une fois que vous serez passé à l’action, vous verrez que, la plupart du temps, les choses se passeront globalement bien, avec parfois quelques détours ou écueils en cours de route, mais si vous avancez avec confiance en sachant que vous saurez faire face et rebondir, le succès peut être au bout du chemin.

Rappelez-vous vous n’avez pas forcément de prise sur les événements extérieurs qui surviennent, mais vous avez le choix de comment vous allez y réagir et de ce que vous allez faire de ce que vous arrive, bon ou mauvais.

 

Donc, optez pour l’opti-réalisme et agissez ! Et si vous n’êtes pas encore au clair avec les projets que vous souhaitez mener, vous pouvez télécharger gratuitement la fiche outil « fixez ses objectifs » pour déterminer vos objectifs en cliquant sur le bouton ci-dessous. 

A vous de jouer !

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