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Pour apprendre, il faut être incompétent ! (et ce n’est pas une tare !)

par | Mar 17, 2017 | Article | 0 commentaires

Oulalala… j’imagine déjà les réactions : « Il faut être incompétent ? Très peu pour moi ! ». Ça ne commence pas bien du tout cet article…

Donc petit rappel de la signification du mot « incompétent » (merci le Larousse[1]: « sans compétence, sans connaissances dans un domaine ». Notez bien le « dans un domaine », cette précision est l’élément-clé de la définition. Si l’on prend réellement compte de cette définition et que l’on utilise l’adjectif à bon escient, on ne peut donc pas dire de quelqu’un qu’il est incompétent sans dire dans quoi ensuite (enfin si, on peut, et on le fait tout le temps, mais ce n’est pas correct). En effet, soyons clairs, nous sommes tous incompétents dans certains – voire beaucoup de -domaines (pour ma part, je peux en citer déjà 3 sans même y réfléchir plus d’une demi-seconde : la physique quantique, le repassage, le rugby…).

Alors faisons face à ce constat bien réel (je sais, c’est dur) : nous sommes, globalement, beaucoup plus souvent incompétents que compétents sur de nombreux sujets ! Et acceptons que nous ne sommes, mêmes les plus brillants d’entre nous, compétents que dans un petit nombre de domaines et que l’incompétence n’est absolument pas honteuse ni à cacher absolument.

 

Maintenant que cette clarification de la langue française est faite, revenons à l’objet de cet article. En quoi être incompétent est-il une bonne chose pour apprendre ?

Pour apprendre, il faut (certains paraissent vraiment évidents, mais il est toujours bon de les rappeler) :

  • Evidemment avoir envie d’apprendre
  • Se connaitre et savoir où l’on est bon et où l’est moins pour bien choisir ce qu’il nous faut apprendre (nos « faiblesses » sont souvent en lien avec nos « forces » et il peut être très intéressant de repérer ces liens)
  • Eviter de croire que l’on sait déjà tout (croyance très souvent infondée) car l’humilité est essentielle dans le processus d’apprentissage

 

Pour bien apprendre, il est nécessaire d’être au clair avec ses niveaux de connaissance ou de compétence. Vos niveaux de compétence peuvent se représenter ainsi[2] :

Nous avons souvent tendance à sous-estimer ou à surestimer notre zone de compétence potentielle. C’est pour cela qu’il est nécessaire de se poser honnêtement la question de notre compétence (et donc de notre incompétence) pour :

  • Choisir les apprentissages que l’on veut faire
  • Être dans les meilleures dispositions possibles pour apprendre
  • Être au clair quant à nos attentes en matière d’apprentissages et de ce que cela va nous apporter.

 

[1] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/incomp%C3%A9tent/42315?q=incomp%C3%A9tent#42222

[2] Schéma librement adapté de celui de A. Payette et C. Champagne sur les zones de pouvoir

Emilie Amic

Emilie Amic

Fondatrice de Luceliandre

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